Hiérarchie fragile
Les nombreux éléments rivalisent au même niveau. L’exposition en cours, les accès de navigation et les informations pratiques manquent de priorité visuelle.
Étude de cas · UX/UI design
Une refonte qui conserve l’identité radicale du centre d’art, tout en clarifiant la navigation et en redonnant aux œuvres la place centrale.
Le site existant possède une identité forte, mais la profusion visuelle et la hiérarchie peu lisible compliquent l’accès aux contenus essentiels.
Les nombreux éléments rivalisent au même niveau. L’exposition en cours, les accès de navigation et les informations pratiques manquent de priorité visuelle.
Les images, pourtant au cœur de la découverte, sont fragmentées. Leur format réduit limite l’immersion et la compréhension du programme.
La navigation demande un effort important, particulièrement lors d’une consultation rapide ou sur mobile.
Public jeune et étudiants, chercheurs, artistes, habitants du quartier, enseignants. Attentes principales : découvrir les expositions, comprendre la mission du centre, trouver rapidement les infos pratiques. Usage majoritairement mobile, consultations courtes, recherche d’informations directes.
Taux de rebond élevé sur la page d’accueil, temps de session faible, peu de profondeur de navigation. Pages d’œuvres très peu visitées. Peu de clics sur les contenus principaux. Simplifier le parcours, renforcer la mise en valeur des œuvres, améliorer la lisibilité et proposer une expérience plus directe, contemporaine et mobile.
Les autres centres d’art adoptent des pages d’accueil très visuelles, peu de texte, une hiérarchie claire, des visuels immersifs, un menu réduit et lisible, une mise en avant immédiate de l’exposition en cours. Présentation des œuvres plus attractives, design mobile-first, typographies modernes.
Accueil trop chargé, manque de hiérarchie, visuels peu valorisés, navigation confuse. Design daté, images petites, palette incohérente, trop de texte. Priorités : simplifier la navigation, moderniser l’interface, renforcer l’impact visuel, améliorer l’expérience mobile, augmenter l’engagement sur les œuvres.
La direction artistique ne rompt pas avec Bétonsalon : elle organise son langage. Le jaune devient un accent, les fonds neutres créent de la respiration et les photographies restent brutes.
Béton, laine, gestes, espaces d’exposition et lumière naturelle composent un univers tactile. Une esthétique éditoriale et assumée, sans effets décoratifs superflus.
Space Grotesk structure les titres et apporte une voix contemporaine. Roboto reste dédiée aux paragraphes, aux cartels et aux informations pratiques pour garantir une lecture fluide.
Des titres courts, des colonnes mesurées et beaucoup d’espace blanc donnent au contenu le temps d’exister.
Avant le travail graphique, trois écrans structurent le parcours principal : découvrir le lieu, parcourir les expositions puis entrer dans le détail d’une exposition.

Une entrée immédiate dans l’univers du centre, suivie des expositions en cours et des informations essentielles.
Une lecture chronologique claire : à l’affiche, prochainement, à venir puis archives.
Un grand visuel, les informations clés, la présentation et les contenus associés dans un parcours continu.
La proposition finale installe une grille claire, agrandit les œuvres et conserve les signes distinctifs de Bétonsalon : jaune, noir, matières et franchise typographique.
Une introduction compacte présente le lieu avant de laisser l’exposition en cours occuper le premier plan.
Le programme est organisé dans le temps pour rendre l’offre culturelle immédiatement compréhensible.
L’exposition « Cœur de bergère » bénéficie d’une lecture éditoriale, immersive et structurée.